Publié: 18 août 2017
ScanTrust SA

Une start-up en pointe dans la lutte mondiale contre la contrefaçon

Montres, biens industriels, lait infantile – aujourd’hui, la contrefaçon n’épargne pratiquement plus aucun produit. Cela se fait au détriment des entreprises et met en danger les consommateurs. La start-up lausannoise ScanTrust souhaite mettre un terme à ce piratage de produits.

En 2015, les produits contrefaits en circulation ont atteint 1,5 billions de dollars, avec une tendance à la hausse pour l’avenir. Il en résulte des pertes financières et une réputation dégradée pour les fabricants, tandis que dans le pire des cas, les consommateurs mettent leur santé en jeu, par exemple avec des médicaments ou des aliments contrefaits.

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Afin de lutter contre ce problème, ScanTrust a développé le premier code-barres au monde capable de détecter les contrefaçons. Apposé sur les produits, ce code donne à chaque article une identité numérique unique. Lorsqu’un consommateur scanne le code avec l’application gratuite ScanTrust, il sait en quelques secondes s’il s’agit d’un produit original.

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«Tout le monde a le droit de savoir si le produit qu’il achète est authentique ou contrefait», estime Nathan Anderson, cofondateur et CEO de ScanTrust. C’est cette vision qui les porte, lui et Justin Picard, second fondateur, Chief Technology Officer (CTO) et inventeur de cette technologie innovante. Mais cette procédure n’est pas utile qu’au consommateur, elle intéresse également les fabricants. «Il existe d’innombrables circuits de distribution», explique Justin Picard. «Souvent, les entreprises ne savent pas où se trouvent leurs produits, qui les utilise et s’ils font l’objet de contrefaçons.» Grâce à la solution ScanTrust, il est possible non seulement de découvrir des contrefaçons via un smartphone, mais aussi de suivre le cheminement des marchandises dans la chaîne logistique et d’avoir un aperçu du comportement des acheteurs: chaque produit est connecté à Internet via une plateforme basée sur le cloud et peut être localisé à tout instant.

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D’une «idée folle dans la tête de Justin» à une solution commercialisable

Justin Picard travaille depuis des années déjà sur des processus permettant de distinguer la marchandise originale des contrefaçons. Et c’est l’arrivée sur le marché de smartphones équipés de meilleurs appareils photos qui a permis la mise en œuvre de son idée de contrôle rapide: il n’y avait plus besoin d’équipement spécial pour vérifier un code. La création de ScanTrust début 2014 a été la suite logique. Le siège de la start-up est situé dans l’Innovation Park de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où Justin Picard a mené des recherches postdoctorales sur la contrefaçon. Malgré son implantation en Suisse, l’entreprise a misé dès le départ sur l’international. «À problème mondial, solution mondiale», considère Nathan Anderson, qui vit depuis plus de dix ans en Chine.

Une bonne vingtaine de personnes travaillent pour ScanTrust à Lausanne, à Shanghai et à Bangkok, et les effectifs sont appelés à s’étoffer. ScanTrust est en pleine croissance, notamment grâce au soutien de Credit Suisse Entrepreneur Capital SA. «Credit Suisse Entrepreneur Capital SA nous soutient non seulement en matière de capitaux et de savoir-faire financier mais aussi, grâce à son réseau exceptionnel de partenaires, dans des domaines comme la planification stratégique des affaires par exemple», se félicitent les fondateurs. «Ils nous permettent de nous développer.» Le soutien financier aussi est précieux. ScanTrust est prête pour la prochaine étape de la lutte contre la contrefaçon: sa solution est stable et peut être utilisée pour n’importe quel produit, des pièces de rechange dans le secteur automobile aux semences, en passant par le lait infantile chinois. Les contrefacteurs n’ont qu’à bien se tenir.

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